Contenu

Le serviteur

Résumé
" - Redresse bon Dieu, redresse ! Il exécute et nous grimpons au galop une légère pente boueuse. Peut-être y aura-t-il un refuge au-delà, une ville un château-fort un mur un arbre, enfin quelque chose ! Les chevaux peinent les roues s'enfoncent les essieux grincent, claque le fouet ! On en sort on en sort. Bientôt le sommet, ce sommet ridicule de ce coteau minable. Quelle chance de salut peut-on en attendre, alors que les cavaliers sont déjà gros comme des poings ? Des poings qui s'ouvrent à vue d'oeil. Ça y est ! la terre se redresse sous le coche... mais !... En face de nous, arrivent par centaines d'autres chevaux d'autres bonshommes, déjà gros comme des bras et qui ne nous aimeraient pas. - Redresse sacremerde, redresse !!! "
Durée: 5h. 2min.
Édition: Paris, V. Hamy, 1993
Numéro du livre: 7304
ISBN: 9782878580495

Documents similaires

Lu par : Catherine Viret
Durée : 4h. 2min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 7486
Résumé:Un jeune architecte français revient à Florence cinq ans après y avoir participé à un concours pour la restructuration d'anciennes prisons. Il fuit l'éventualité d'une maladie qui demeure incertaine, désireux de plonger dans un pur présent. C'est l'été, une chaleur étouffante pèse sur la ville. Le contraste semble total avec son premier séjour, dans la froidure de l'hiver. Pourtant, les souvenirs remontent, les signes se réveillent. Dessinant la géométrie d'un homme tiraillé entre deux lieux, deux temps, et trois femmes, ce roman est aussi un portrait inattendu de Florence, sur un ton à la fois mélancolique, amoureux et rageur.
Lu par : Michel Joyet
Durée : 6h. 12min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13015
Résumé:Ce douzième roman a pour cadre (et presque pour personnage) une résidence secondaire non loin de Paris. Un homme y revient, au début de la mauvaise saison, et l'observe longuement du dehors. Il se souvient... Bâti en trois temps, le récit fait alterner les réminiscences du narrateur et des scènes dialoguées de sa vie avec Julie dans cette maison, après leur rencontre au cours d'un cocktail littéraire parisien. La description de celui-ci, pièce d'anthologie constituée uniquement de bribes de conversation, occupe une quarantaine de pages au coeur du livre. C'est du Beno de haut vol, qui se livre à une sorte de concentré parodique des Fruits d'or de Nathalie Sarraute, en rapportant les propos d'une micro-société observée sans indulgence à la loupe grossissante. Avec cette devinette, comme une cerise sur le gâteau: quel est le mot de onze lettres se terminant par L dont la définition est do? Dès le départ, le narrateur oscille entre le désastre et la merveille, les mégots calcinés et le souvenir des craquantes galettes saupoudrées de sucre glace de jadis. Cette maison, il l'a aimée et détestée à la fois, comme ses trop nombreux occupants, la famille et les amis de Julie: son père, sa nouvelle épouse et leur affreux chien, son frère, sa soeur et leurs conjoints, ses deux fils, leur femme ou amie et leurs enfants à tous. Bref, il y a toujours du monde à loger et nourrir, des allées et venues, des corvées domestiques et des travaux sans fin dans la maison et le jardin. (Isabelle Martin, Le Temps, mars 2003)
Lu par : Jean Frey
Durée : 8h. 8min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 14762
Résumé:Tantôt présenté à la troisième personne, tantôt s'exprimant lui-même, celui-ci s'avance donc dans la vie, accumulant les expériences intimes et procédant à son propre dévoilement de l'ordre du monde. Par cet aspect, « Peinture avec pistolet » tient indiscutablement du roman de formation. Les chapitres se succèdent, avec toujours en tête l'indication d'une année, depuis la scène, traitée sur le mode tragi-comique, du village frontalier où se trouvait « par hasard » un foyer d'orphelins juifs (« Les temps étaient à la guerre, et mondiale encore »), et le collège chic fréquenté plus tard sur le bord du Léman, jusqu'aux manifestations de mai 1968 à Paris et les débuts d'une carrière dans l'édition. Quelques lignes parfois suffisent, qui rappellent allusivement pour telle année...
Durée : 7h. 59min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 75448
Résumé:Zakir n’a plus de pieds. On les lui a coupés. L’autorité, pour être précis son représentant local, a ordonné qu’il soit empêché de marcher. On aurait pul’immobiliser entier dans une cage ou une prison, mais c’eût été le laisser dans l’idée qu’il remarcherait un jour et il n’en était pas question. Du même coup, on évitait l’embarras d’avoir à nourrir et loger un criminel tout en minimisant le risque de fuite. La détention présente le double défaut de coûter cher aux pouvoirs publics et de stimuler l’esprit d’évasion du reclus. C’est un bien mauvais calcul. Privé de pieds en revanche, le corps de Zakir devenait un pénitencier qu’il se chargerait lui-même d’entretenir à ses frais et dont il n’aurait aucune chance de sortir vivant. Libre à lui de se débrouiller à sa façon. On aurait aussi pu l’exécuter, mais c’eût été perdre l’occasion d’en faire un exemple durable. Moralité: qui veut ses pieds garder ne tentera pas de passer la frontière. La puissance de l’autorité ne se grandit-elle pas d’obliger le délinquant à faire lui-même la promotion de la loi désormais taillée dans sa chair? Le pourquoi de la frontière, le pourquoi de l’interdiction et l’attrait de la transgression, tout cela mérite réflexion. Le fait est que, depuis une vingtaine d’années, Zakir ne sort plus de chez lui et qu’à moins d’une révolution inimaginable, il n’aura plus jamais la faculté ne serait-ce que d’aller observer cette frontière qui pique toujours autant la curiosité.» Le jeune Gédéon, simple manoeuvre employé à la numérisation des fonds de bibliothèque, découvre toutes sortes de rapports confidentiels sur l’état du monde, désormais divisé entre surface ouvrière et cités connectées souterraines. Il s’instruit à sa façon et, forcément, s’interroge. À quoi désormais servent l’écriture et le papier?
Lu par : Martine Moinat
Durée : 3h. 28min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18811
Résumé:Charline, une jeune femme peintre, perd le goût de créer, le goût d'aimer, le goût de vivre. Elle croit le retrouver en s'immisçant dans la famille de Viviane, une ancienne camarade de classe qui vient de mourir, en essayant de combler le manque que celle-ci a laissé derrière elle, au risque de sa propre identité... C'est alors qu'une blessure mal cicatrisée se rouvre, béante : lorsqu'elle était enfant, Charline a perdu sa soeur jumelle, qui s'est jetée du balcon de la maison familiale en croyant qu'elle pourrait s'envoler. Entre rêve et réalité, Charline marche sur un fil, à la recherche d'elle-même.
Lu par : Sylviane Tastavi
Durée : 1h. 59min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 13435
Résumé:Très jeune, Marie-Lise connaît la douleur du départ d'une mère et le souci quotidien de vivre avec des moyens toujours plus réduits. Pourtant, si le pain est dur à gagner, il est aussi celui du coeur, dont on se nourrit chaque jour. Marie-Lise nous donne à vivre l'espoir malgré tout, sans qu'on sache pourquoi, l'espoir comme une maladie. Un roman lumineux, dont les personnages hanteront longtemps la mémoire des lecteurs.
Durée : 4h. 11min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 17227
Résumé:Pour l'auteur de ce récit, le " bogue de l'an 2000 " n'a pas été une panne informatique. C'est son corps qui s'est mis à dysfonctionner au tournant de la nouvelle année, atteint par une étrange maladie du système sanguin, a priori incurable. L'acte deux commence quelques années plus tard, alors que l'auteur est toujours malade mais encore en vie, contredisant tous les pronostics des médecins. Son fils est renversé à vélo par un chauffard. L'accident plonge l'adolescent dans un coma végétatif...
Durée : 1h. 48min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16909
Résumé:L'essentiel de soi est établi dans les limites d'un espace intérieur où se joue la relation croisée des sens tel que la symbolise la figure originelle d'Eros. Rapports de l'humain au divin, de l'animalité à la spiritualité, de la vie à la mort, de la sexualité aux aspirations virtuelles du corps mental. Libido et sublimation. Le Dos des Amants est l'histoire de la relation passionnelle entre deux êtres en quête d'absolu. De la même manière que le plus substantiel de nous-mêmes se tient dans le dos du visible, la parole de ce conte se tient dans « le dos des amants ». À la lisière des profondeurs du rêve.
Durée : 4h. 16min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18116
Résumé:Une femme se retourne sur son passé,revivant les éblouissements, mais aussi les déchirments de son adolescence.Très jeune vouée à une brillante carrière artistique, elle fera des débuts prometteurs à Paris, puis, en proie à un mal de vivre insurmontable, à une hantise de n'être pas à la hauteur de ce que l'on attendait d'elle, elle se réfugiera dans une succession de fuites incompréhensibles et dont elle sortira meurtrie à tout jamais...Un premier amour domine ce livre, vertigineux, inoubliable!!
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 24h. 20min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 72154
Résumé:Votre meilleur ami vient de mourir, il vous a laissé en héritage deux cartons de vieux papiers : des lettres, des photographies, des carnets, et un petit mot vous invitant à vous pencher sur «tout ce fatras des jours anciens». Vous vous plongez dans ces archives: vous y retrouvez la présence lumineuse de votre ami; mais vous y découvrez aussi des secrets, des recoins d’ombre qui vous surprennent, parfois vous bouleversent, des énigmes dont vous allez fébrilement tenter de débrouiller le mystère – un étrange médaillon renfermant le portrait d’une jeune fille inconnue, une mort mystérieuse sur un quai de gare désert, un «grand secret» dont il est question – à demi-mots – dans plusieurs lettres… Chemin faisant, c’est aussi votre propre vie et celle de vos amis communs qui ressurgissent au hasard d’une page, d’une photographie, d’une confidence, d’une anecdote; des souvenirs, des épisodes de vos histoires que vous pensiez perdus à jamais dans les sables du temps. Tout un «petit monde» reprend vie sous vos yeux: vous assistez à la grande pantomime de la vie, un bal masqué qui parfois tourne à la danse macabre. Jusqu’à ce que tombe le rideau sur la réplique ultime: È finita la commedia! Merveilleuse comédie de la vie où l’ombre portée de la mort donne aux vivants un air de grandeur et de noblesse qui n’en finit pas de nous inspirer.
Lu par : Jean Frey
Durée : 1h. 23min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 16910
Résumé:Ce bref monologue d'une centaine de pages évoque la relation d'un grand-père et de son petit-fils avec, comme fil conducteur, un bisse valaisan.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 10h. 39min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 18173
Résumé:Impérieuse, lucide et séductrice, Olga Grekova-Leber attend la guerre en mémoire de son mari. Pendant une grande partie de sa vie, ce dernier a construit un abri antiatomique en forme de ville souterraine. Olga vit au-dessus, au sommet d'une montagne escarpée et sauvage, sa demeure ressemble à un château-fort. Entourée de ses serviteurs tamouls, d'une cuisinière colombienne un peu magicienne et de Tanguy, le farouche régisseur du domaine, Olga, rivée à son fauteuil roulant depuis l'accident qui a tué son mari, engage un « secrétaire ». Ce dernier doit préparer l'édition des milliers de feuillets laissés par l'architecte. Au cours de promenades qui deviennent peu à peu de vraies courses dans la montagne, une passion naît entre le secrétaire et la veuve. L'homme pousse la chaise de l'infirme jusqu'à l'épuisement, puis la porte à même le dos dans une nature violente et somptueuse.